Digital politique, ces datas qui vous veulent du bien

Très souvent, trop peut-être, on jette un regard suspicieux sur le digital dès qu’il tente de se mêler de politique. On peut le comprendre, certains usages ont été dévoyés et son image en a été écornée. Et pourtant ! Pourtant, le digital peut être un précieux atout pour l’élu dans la gestion de sa relation avec les citoyen-ne-s. Précieux et respectable. A condition qu’il reste un moyen et ne devienne pas une fin. A condition également d’apprendre à le maîtriser.

Le digital, ce n’est pas pour tout le monde… dit-on

Voici le genre de croyance qu’il vaut déconstruire sans tarder… et sans hésiter. On le sait bien, les électeurs sont sur le web. Bien entendu, certains vous diront que la fracture digitale est une réalité, que les personnes âgées sont réfractaires, pire, qu’elles n’y ont pas accès. C’est en partie vrai. Donc en partie faux. Convenons-en, il existe encore des zones blanches qui nourrissent la fracture digitale. Mais, les identifier, n’est-ce pas déjà un moyen de lutter contre ? N’est-ce pas une première bonne raison d’adapter sa stratégie terrain ? Quant aux personnes âgées, dire qu’elles ne sont pas sur Internet est un mythe qui s’origine dans le crétacé inférieur du web, voire en-deçà. La plupart d’entre elles l’utilise au quotidien. Mieux, nombreuses sont celles qui fréquentent les réseaux sociaux, notamment Facebook. Dans ce domaine plus que dans tout autre, halte aux idées reçues. Le web s’est généralisé dans toutes les couches de la population et les élus qui imaginent encore le contraire auraient tout intérêt à « upgrader leur logiciel ».

Cartographier dans le détail votre territoire

Certaines applications disponibles en ligne permettent aux élus d’affiner leur connaissance de leur électorat. Comment ? Elles mettent à leur disposition des données et des outils. Charge à eux de les utiliser à bon escient. Et comme disait Beethoven, qui, même s’il ne faisait pas de politique, connaissait la musique : « Le génie c’est 5 % d’inspiration et 95 % de transpiration. » Autrement dit, une fois ces outils pris en mains, le travail d’analyse commence. Vous êtes élu ou en quête d’un premier succès électoral et n’avez pas l’âme d’un statisticien ? C’est normal. Après une formation adaptée, vous saurez utiliser ces outils et analyser leurs données. Et vous en aurez vite compris l’intérêt quand on vous aura rappelé que 15% de la population d’un quartier change chaque année, ce qui fait environs 50 % à l’issue d’une législature. Dans ces conditions, connaître les évolutions différenciées de son territoire est crucial. Une stratégie gagnante 6 ans auparavant peut être caduque sur le même territoire 6 ans plus tard. Encore un détail, toutes ces données sont recueillies dans le strict respect de la RGPD. Pas de mauvaise surprise à craindre. Que du positif.

Affiner la connaissance de la liste électorale

La liste électorale serait-elle l’alpha et l’oméga du politique ? Sans doute si l’on croise les données factuelles qu’elle nous fournit avec celles, tout aussi factuelles, mises à la disposition des analystes par l’INSEE. Voici donc l’une des clefs d’une carrière réussie dans la mesure où cet ensemble, aussi riche que complexe, doit permettre de parfaitement comprendre les choix électoraux d’une population. Et, ce, avec une finesse de l’ordre du quartier, voire de la rue. Ainsi, par exemple, identifier les secteurs où se trouvent les plus fortes concentrations de non inscrits, ou de non votants, peut constituer la base d’une redoutable stratégie. Certes, cette volumineuse data ne se laissera pas apprivoiser sans résister. Il faudra savoir l’amadouer. Mais, une fois que vous aurez acquis les clefs, et nous sommes là pour vous les fournir, elle se révélera beaucoup moins rétive qu’elle n’y paraît.

Une bonne préparation, c’est 50% de chances de gagner en plus

A – Le pétitionnement ou les questionnaires
Là encore, tout est affaire de méthodes. Utiliser le pétitionnement ou les questionnaires en ligne pour recueillir des données sur les électeurs, bien entendu en respectant strictement les règles de la RGPD, permet de construire des actions parfaitement ciblées. Mais attention, la forme et le mode de diffusion sont aussi importants que le fond. Une fois le thème défini et le questionnaire construit, il reste beaucoup à faire. L’habillage est déterminant pour attirer des électeurs potentiels et les inciter à répondre, l’ergonomie cruciale pour les guider et maintenir leur attention, le média décisif pour créer une complicité aussi sincère qu’incitative. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui au cœur de toute bonne stratégie et on ne peut faire l’économie de leur usage. Question d’affinité. Quant aux informations recueillies, c’est une matière précieuse dont se nourrit avec gourmandise le marketing politique.

B – Segmenter l’électorat
Car il s’agit bien de marketing politique dont on parle, n’en déplaisent à certaines arrière-gardes. La segmentation de l’électorat constitue une valeur sûre quand il s’agit d’envoyer le bon message à la bonne personne. Le plus difficile, n’est-ce pas ? Sauf avec une bonne préparation.

Les réseaux sociaux

Les campagnes qui ont fait l’actualité nationale ou internationale ces dernières années ont toute été marquées par l’irruption des réseaux sociaux dans les stratégies électorales. Que l’on s’entende bien. Nulle intention de cautionner certaines pratiques douteuses dans ce constat. Bien au contraire. La vérité de tout outil dépend des intentions de ceux qui les utilisent. Et il y a un gouffre entre manipulation et influence. Ne vous privez donc pas des ressources de ces outils pour influencer vos publics (et non pour les manipuler). Leur effet démultiplicateur est incontestable. La viralité qui imprègne les esprits par capillarité amplifie en peu de temps ce que parvenait à faire dans la durée un porte à porte bien pensé. Sans compter que ceux qui en font usage ont l’air d’être dans l’air du temps. Un atout à ne pas sous-estimer.

La digitale politique, c’est quoi déjà ?

La digitale politique c’est tout simplement être capable de coller à un électorat, segment par segment. C’est une action totalement structurée qui s’appuie sur une analyse fine et structurée des données recueillies. Ce sont des méthodes et des compétences. En un mot, c’est un métier. Et comme tout métier, on peut y consacrer… beaucoup de temps pour le apprendre à le maîtriser, suffisamment de temps pour le comprendre, un peu de temps pour s’en faire une idée… De nombreuses formules sont proposées par les professionnels. A vous de choisir celle qui vous convient. En savoir plus ?

Je vous donne donc rendez-vous prochainement pour échanger sur la richesse de ces nouveaux usages, à l’occasion de notre prochain webinair.
Rendez-vous sur www.alineainstitut.com ou inscritption directement par mail sur webinaire@alineainstitut.com

Jerome de Mourgues
Manager Politique Digitale
Associé – Fondateur d’Alinea Institut

Partager cet article
Menu