L’innovation fonde une vision pour l’avenir

Quand une entreprise innove, souvent, l’initiative en revient au marketing. Mais quand un homme politique innove, quelles sont ses motivations ? Séduire et/ou assumer pleinement sa vision ? Et si la réponse était déjà dans la question !

Une vision pour l’avenir

Se faire élire ou réélire est un défi des plus ambitieux. Un chemin parfois sinueux, mêlant déceptions et succès, hauts et bas, courbes en berne et… montées d’adrénaline. Pour réussir, les méthodes sont nombreuses et chacun a ses secrets de fabrication. Certains s’inscrivent dans la durée et convainquent à force de persévérance, d’autres s’appuient sur des idées ayant fait leur preuve, d’autres, encore, se distinguent par l’audace de leurs propositions… Bien entendu, ce qui compte c’est que ça marche. Cependant, est-ce une conséquence de la digitalisation des esprits , les gens, les vrais gens comme on dit, ont de plus en plus besoin qu’on les fasse rêver. Ils veulent des idées neuves et sont souvent prêts à suivre les plus audacieux. Au fond, ils ont besoin d’une vision pour l’avenir.

Innover pour conquérir

Mais qu’est-ce qu’une vision pour l’avenir ? On peut dire qu’il s’agit d’une conviction, intime, inspirée et inspirante, qui s’enracine dans les attentes des citoyens, dans leurs besoins conscients ou non, et qui s’exprime sous la forme de propositions innovantes.

Doit-on s’appuyer sur le marketing pour la faire émerger ? Pas seulement. Bien entendu, des outils s’en approchent : des publics à segmenter pour mieux les cerner ; des attentes et des besoins à identifier et comprendre ; des messages à formuler. Mais si les techniques se ressemblent, les objectifs diffèrent. La réponse résultant de ces analyses n’a pas pour but de vendre un plus produit, elle a pour but de faire émerger une politique à la fois audacieuse et authentique. Au fond, cela revient à réaliser ce qu’exprime un célèbre conférencier britannique : « People don’t buy what you do, people buy why you do it », et que l’on peut traduire ainsi : « les gens n’achètent pas ce que vous faites, mais ce pourquoi vous le faites ». Ce qui, appliqué à la politique, pourrait se formuler ainsi : les gens n’adhèrent pas un programme, les gens adhèrent à une vision. CQFD.

Faire émerger les bonnes idées

Vous l’avez bien compris, pour que cette vision s’incarne, il est indispensable qu’elle soit portée par une femme ou un homme inspiré.e et inspirant.e, et par des idées neuves. Le rôle d’Alinéa est de vous aider à les faire émerger et à les faire vivre. Comment ? D’abord, avec des méthodes issues du marketing politique comme on l’a vu. Ensuite et surtout, avec de l’écoute, de la proximité et du bon sens.

Alors, bien sûr, la politique étant aussi vieille que le monde, il est légitime de s’interroger. Existent-ils encore des idée neuves ? L’histoire récente en regorge. En regardant de plus près ce qui se passe sur le terrain, dans les communes, au contact des Françaises et des Français, on trouve de nombreux exemples probants.

À Mornant, par exemple, à 2 pas de Lyon, le maire de la commune (qui nous offre son témoignage par ailleurs) a contribué à créer au début de son mandat une mutuelle communale. Résultat : plus d’1/6e de la population (1000 personnes) y adhèrent aujourd’hui. Depuis, de nombreuses autres initiatives ont vu le jour impliquant des citoyens, des associations, des entreprises, la ville.

À Marmagne, dans le Cher, 800 panneaux solaires installés sur les toits de la mairie, de l’école, de la cantine, du gymnase… vont couvrir 70% de la consommation d’électricité des bâtiments administratifs en produisant 226.000 kilowatt-heures (kWh).

À Plélan-le-Grand, 6 éoliennes, financées en partie par des habitants réunis en coopérative et soutenus par la mairie, assurent l’intégralité des besoins en électricité des 3 500 habitants mais aussi des entreprises et de la commune elle-même.

Créer une dynamique inclusive

Ces quelques exemples démontrent d’abord que les idées sont là. Ils prouvent également qu’un projet innovant, bien structuré, est à même d’enclencher une vraie dynamique. Ils établissent enfin que cette dynamique est inclusive : elle concerne tous les habitants sans distinction ni a priori. Il y a donc un bénéfice immense à s’appuyer sur l’innovation. Et si l’on profite de ce nouvel élan pour mettre en place des groupes de réflexion élargis (avec les citoyens, les entreprises, les élus…) dans le but de produire de nouvelles idées, on en démultiplie les bienfaits.

Ainsi, à Lyon, le club de l’ours, dont le but est de « contribuer au dynamisme de la réflexion politique, professionnelle, culturelle, urbanistique et économique » a remis au goût du jour l’idée innovante d’une jonction aérienne entre les collines de Fourvière et de la Croix Rousse.

Alors que le mouvement Waoup, basé à Lyon et Paris, « explore des défis d’intérêt général en mobilisant le grand public, les institutions et les entreprises, pour identifier les leviers réels d’innovation… ».

Ces exemples révèlent une tendance. Pour peu qu’un candidat en quête d’innovation sache les installer, les développer et les solliciter, les réseaux d’intelligence sont de formidables fabriques à idées, qu’on les appelle, selon les usages et les modes, « cercles », « clubs », « innovation lab» ou « citizen lab ».

On voit par là que le levier de l’innovation est plus pertinent que jamais pour permettre à une personnalité de définir un cap et de construire une trajectoire pour l’atteindre. Cette démarche demande toutefois un travail de fond pour lequel Alinea a toutes les compétences requises. C’est un projet qui nécessite aussi une stratégie de communication… Mais c’est un autre sujet que nous évoquerons dans un prochain article.

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