L’Intelligence Artificielle est-elle compatible avec la démocratie ?

C’est bien normal, la question est posée par de nombreux élus. On découvre trop souvent des utilisations de l’intelligence artificielle qui font frémir. Mais est-ce une raison pour l’ignorer ? Car posons-nous la question inverse, demandons-nous si ignorer l’intelligence artificielle ne risque pas aussi de tuer la démocratie ? Demandons-nous simplement si nous ne pouvons pas en faire un usage maîtrisé, au service de la démocratie ?

Aller de l’avant sans aller trop loin

L’intelligence artificielle est source de nombreux fantasmes. De la vie éternelle à Big Brother, elle occupe bien des esprits. Qu’elle séduise ou qu’elle effraie, revient inexorablement les questions de son sens et de son usage. Ne fait-elle pas alors résonner en nous la célèbre pensée de Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » Car là est le plus grand problème posé par l’intelligence artificielle : comment en user en restant dans un cadre acceptable ? Pour répondre à cette question fondamentale, le mieux est sans doute de s’appuyer sur les usages. Comment les données sont-elles récoltées, comment sont-elles utilisées et à quelles fins ? L’idée est de se déterminer en fonction de ces usages. C’est cela qui devrait permettre d’aller de l’avant sans risquer d’aller trop loin.

La récolte des données

Dans le domaine de l’analyse de votre territoire, vous pouvez bénéficier de nombreuses ressources en accès libre. Cela signifie qu’il s’agit de données que vous pouvez utiliser en toute légalité. On a pris l’habitude de les classer en 2 catégories : les dates molles et dures. Commençons par les data dures. Il s’agit de données d’observation de la population française et des électeurs, mises à la disposition du public par l’INSEE pour la première et par l’état pour les seconds. Quant aux datas molles, ce sont des données récoltées en observant statistiquement les réseaux sociaux. Ensemble, ces datas constituent un réservoir presqu’infini d’informations indispensables à la compréhension des citoyens. Un réservoir qui permet aussi d’analyser en finesse les électeurs, aussi bien leurs caractéristiques que leurs comportements.

L’interprétation des données

Depuis les dernières élections la donne a bien changé sur ces sujets. Auparavant, les datas n’étaient utilisées que par des statisticiens. Ils avaient donc une approche statistique de ces données. Au fond, ils raisonnaient en scientifique : j’ai une situation, je la comprends, je l’explique. Ce type d’analyse reste statique et ne peut répondre que partiellement aux besoins des politiques. Aujourd’hui, le raisonnement que l’on vous propose est le suivant : si je mène telle action au service de telle population, quelles en seront les conséquences. Sera-telle appréciée ou non ? Les datas permettent d’isoler les personnes correspondant au scenario envisagé et d’évaluer son efficacité. L’analyse devient prédictive, c’est-à-dire au service du politique et non pas de la recherche scientifique.

L’utilisation des données

On voit bien que cette utilisation répond à la nécessité d’anticiper l’expression des électeurs avec des projets répondant à ce qu’ils sont. Il ne s’agit donc pas de ratisser large en faisant de promesses parfois difficiles à tenir mais de cibler des actions utiles. Cela donne donc un socle tangible à vos propositions, et, par conséquent, de la crédibilité. Quant à ceux qui les porteront avec vous. Il est facile d’imaginer qu’ils se sentiront plus solides sur les sujets évoqués. Cela leur donnera de la confiance et du naturel. Des qualités que les électeurs ressentent au-delà des mots. Car la confiance engendre la confiance. On voit donc bien que l’utilisation des datas peut même devenir un outil de sincérité… s’il est bien utilisé.

Les datas par Alinea

Alinéa vous aide à appréhender toutes ses données. En France, vous le savez bien, il y a d’abord une méfiance à l’égard des nouvelles technologies et l’analyse des dates n’échappe pas à la règle. Les compétences sont rares et, comme tout ce qui est rare, les compétences sont chères. On pense que c’est dangereux pour la démocratie même. Bien entendu, cette méfiance vient comme souvent de l’ignorance. Croire que si on n’utilise pas ces techniques émergentes, elles ne se développeront pas, est illusoire. Bien entendu, chez Alynea, nous pouvons comprendre vos réticences. Notre objectif est de vous aider à vous familiariser avec ces outils et de vous en faire percevoir l’intérêt partagé. Pour cela, nous avons des solutions sur mesure. Et pour commencer, nous vous proposons de les tester. Vous comprendrez à quel point ces approches peuvent répondre aux grands enjeux de la politique : comment amener les jeunes, les actifs, à la politique ; comment les inciter à venir dans des endroits ouverts où ils se sentiront bien et où ils auront vraiment l’impression d’être écoutés ?

Le citoyen 3.0

En intégrant ces nouvelles méthodes, on voit poindre le citoyen 3.0. Ce n’est pas un citoyen qui prend sa carte, c’est un citoyen qui participe à la carte. il s’engage en fonction des sujets qu’il connaît, qu’il apprécie ou qui lui semblent déterminants. C’est un citoyen qui souhaite co-construire avec vous des projets publics. C’est un citoyen qui revient à la politique après s’en être longtemps détourné, doutant de l’effectivité de son avis et de son rôle. Pour le politique, l’élu, le futur élu qui sait voir cela, la data est donc une opportunité unique de se différencier et de montrer un visage réhumanisé de la politique. Tout le contraire de ce que l’on veut bien dire des datas.

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